Appel à contributionCe projet de recherche s’articule autour de trois axes interdisciplinaires et complémentaires, qui donneront lieu à trois différentes journées d’étude :
1) Quelles théories féministes et queer de la justice ? Un premier axe vise à cartographier les différentes (re)définitions et critiques féministes et queer du concept de justice, et à interroger la place de ce concept au sein desdits mouvements. Ce qui soulève plusieurs questions de recherche, qui n'ont pas prétention à l'exhaustivité :
2) Quels sont les apports des Critical legal studies pour penser la justice et ses applications ? Ce deuxième axe de recherche s’intéresse à la réception des critiques féministes et queer au sein des études juridiques. Dans le prolongement des débats féministes sur le rôle de l’État, il s’agit de questionner la place de l’État de droit et du constitutionnalisme libéral. Plusieurs pistes de recherche semblent particulièrement fécondes :
3) La Justice, une notion utile pour appréhender les mouvements féministes, queer et antiracistes ? Dans la continuité des précédents axes qui interrogent la place de la justice au sein des études de genre, il semble nécessaire de mobiliser le concept de justice pour cartographier les courants revendiquant le genre en tant que projet politique (au sens militant et activiste). En effet, le concept de justice peut constituer une clé de compréhension opportune des conflits présents au sein de la galaxie féministe. Ces conflits illustrent ainsi l’importance des interpénétrations conflictuelles des concepts périphériques de la justice, ou des problèmes générés par leur mise en application[6]. Ce troisième axe soulève donc plusieurs questions de recherche :
[1] LORDE, Audre. The master’s tools will never dismantle the master’s house. Feminist postcolonial theory: A reader, 2003, vol. 25, p. 27. [2] ROCA I ESCODA Marta, DELAGE Pauline, CHETCUTI-OSOROVITZ Natacha, « Quand la critique féministe renouvelle le droit. Présentation du dossier », Droit et société, 2018/2 (N° 99), p. 277-285. DOI : 10.3917/drs1.099.0277. [3] HENNETTE-VAUCHEZ Stéphanie, GIRARD Charlotte, « Théories du genre et théorie du droit », Savoir/Agir, 2012/2 (n° 20), p. 53-59. DOI : 10.3917/sava.020.0053. [4] MACKINNON, Catharine A. Feminism, Marxism, method, and the state: An agenda for theory. Signs: Journal of women in culture and society, 1982, vol. 7, no 3, p. 515-544. [5] BINION, Gayle. Human rights: A feminist perspective. Hum. Rts. Q., 1995, vol. 17, p. 509. Voir également : KIM, Nancy. Toward a feminist theory of human rights: Straddling the fence between western imperialism and uncritical absolutism. Colum. Hum. Rts. L. Rev., 1993, vol. 25, p. 49. [6] CRENSHAW, Kimberle. Demarginalizing the intersection of race and sex: a black feminist critique of antidiscrimination doctrine, feminist theory and antiracist politics. Droit et société, 2021, vol. 108, p. 465. Voir également : RICH, Adrienne. On lies, secrets, and silence: Selected prose 1966-1978. WW Norton & Company, 1995. |
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